Le projet DIDAFÉ a abouti à la production de contenus – pédagogiques et scientifiques – et à la création de dispositifs de formation à partir de l’existant (contextes, pratiques, ressources). Pour cela, des enquêtes ont été menées dans les quatre pays partenaires et des pratiques d’enseignement filmées et enregistrées ; puis, des journées de formation mixte (ateliers, séminaires, congrès) ont été organisées pour analyser les matériaux collectés et les transformer en productions scientifiques et pédagogiques.
On peut ainsi, sur l’actif du projet DIDAFÉ, recenser plusieurs réalisations : (i) la mise en place d’un site internet de partage de ressources, destiné aux enseignants et aux futurs enseignants de français ; (ii) l’organisation d’un séminaire transeuropéen et interuniversitaire axé sur l’enseignement du français écrit en contextes scolaire et extrascolaire ; (iii) la mise en œuvre des formations continues centrées sur l’enseignement du français écrit ; (iv) des publications scientifiques sur la thématique du projet ainsi que (v) des mobilités d’enseignants, d’étudiants et du personnel administratif.
Outre la présentation du projet DIDAFÉ (son objet, ses objectifs, ses enjeux, ses acteurs et ses partenaires), le site web du projet rappelle les activités qui ont été réalisées pour arriver aux résultats obtenus. Il contient également des ressources pédagogiques et scientifiques produites tout au long du projet, lors des ateliers et des séminaires ainsi que pendant les formations assurées. Ce site donne par ailleurs la parole aux protagonistes du projet afin qu’ils fassent part de leur expérience au sein de cette aventure collective.
Le séminaire transeuropéen a permis de réunir en même temps les étudiants des six universités partenaires du projet et de leur proposer une formation commune. Les supports de cours ont été ensuite publiés sur le site du projet DIDAFÉ, pour une exploitation approfondie après les cours. Les mêmes contenus ont été adaptés pour former les enseignants en poste. Dans les deux formations, il a été question de l’impact des contextes sur l’enseignement des langues, du français et du français écrit, des méthodes et des théories de l’enseignement du français écrit, de l’analyse des pratiques pédagogiques et de la mise en situation professionnelle. Les participants ont produit et partagé les ressources en s’inspirant des apports de la formation. Les différents partenaires ont fait évoluer leurs pratiques d’enseignement en intégrant dans leurs cours les contenus élaborés dans le cadre du projet DIDAFÉ.
Durant le projet, des mobilités virtuelles et physiques ont eu lieu. Plus d’une cinquantaine d’étudiants issus des six universités ont été réunis dans un même espace virtuel lors de formations interuniversitaires. Enseignants, étudiants et techniciens ont travaillé ensemble lors de la création et de la mise à disposition des contenus. Près d’une centaine de mobilités physiques ont été mises en place et ont permis des déplacements au sein des pays partenaires. Ainsi, 66 enseignants, 22 étudiants et 6 membres du personnel administratif en ont bénéficié.
Durant les trois années, le projet de formation et de recherche, DIDAFÉ a permis d’organiser quatre formations mixtes ayant réuni 217 participants et donné lieu à 45 communications, de réaliser des publications scientifiques (6 articles dans des revues à comités de lecture, 15 chapitres dans des ouvrages collectifs, 1 ouvrage, 5 conférences invitées, et 20 communications dans des congrès internationaux). Les acteurs du projet DIDAFÉ ont par ailleurs été coorganisateurs de quatre colloques internationaux et de trois symposiums dans des colloques internationaux.
Pour conclure, reprenons les propos de Drita Rira, coréférente du projet DIDAFÉ, extraits de son allocution du 20 juin 2026 à l’Université de Bucarest pendant le congrès de clôture du projet DIDAFÉ. De façon générale, ces propos traduisent le ressenti de plusieurs acteurs vis-à-vis du projet DIDAFÉ : « ce projet est avant tout une réussite collective. Je pense aux réunions, aux échanges parfois innombrables, aux échéances à respecter, aux défis rencontrés, mais aussi aux moments de satisfaction partagés lorsque nous constations que le projet avançait réellement. […] Au-delà des résultats obtenus, je retiendrai surtout la qualité des relations professionnelles qui se sont construites entre les partenaires, la confiance développée au fil des années et cette volonté commune d’apprendre les uns des autres » (Pour lire l’intégralité de l’allocution au format PDF).
